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Bénin : L’Assemblée nationale légalise l’avortement

Les députés béninois en plénière à l’Assemblée nationale du Bénin ce 20 octobre 2021 pour l’adoption de la loi sur l’avortemenbt en République du Bénin © AN
Les députés béninois en plénière à l’Assemblée nationale du Bénin ce 20 octobre 2021 pour l’adoption de la loi sur l’avortemenbt en République du Bénin © AN

Alors que le débat sur la légalisation de l’avortement en République du Bénin est encore houleux au sein de l’opinion public, les députés ont jugé bon d’adopter ladite loi. Ce vote est intervenu dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 octobre 2021. 

Par Jean-Louis HEDEGBE

L’avortement est désormains légalisé au Bénin. C’est ce que révèle le verdict du vote des députés dans la nuit du mercredi 20 au jeudi 21 octobre 2021 au Parlement. Il s’agit de la loi N° 2021-12 relative à la modification de la loi N° 2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction.

Selon les dispositions de cette loi, l’avortement ne peut être effetué que dans des conditions précises, dont sur la demande de la femme en enceinte. Entre autres, l’interruption volontaire d’une grossesse n’est autorisée que sur prescription d’un médecin lorsque la poursuite de la grossesse met en danger la vie et la santé de la femme enceinte. De même, quand la grossesse est la conséquence d’un viol ou d’une relation incestueuse et que la demande est faite par la femme enceinte. Ceci, dans le cas où la victime est une majeure, ou par ses représentants légaux s’il s’agit d’une mineure. Aussi la loi autorise l’avortement quand l’enfant à naître est atteint d’une affection d’une particulière gravité au moment du diagnostic.

« A la demande de la femme enceinte, l’interruption volontaire de grossesse peut être autorisée lorsque la grossesse est susceptible d’aggraver ou d’occasionner une situation de détresse matérielle, éducationnelle, professionnelle ou morale incompatible avec l’intérêt de la femme et/ou de l’enfant à naître », précise l’article 17-2 de la loi N° 2021-12 relative à la modification de la loi N° 2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction. Suivant les explications des parlementaires qui ont défendu la loi, c’est un mécanisme qui permettra de sauver des vies contrairement aux idées selon lesquelles la loi vise à contrôler les naissances. Pour le gouvernement, la légalisation de l’avortement mettra fin aux avortements clandestins qui faits des victimes dans le pays.

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