Vue partielle des participants. © assemblée.bi

Le financement des projets de développement par les état eux-mêmes. C’est la principale question abordée lors de la 3ème réunion statutaire du Forum des parlements des Etats membres de la Conférence internationale sur la région des grands lacs (FP-CIRGL). La rencontre a eu lieu le 14 mars dernier à Bujumbura au Burundi.

 

Par Josaphat Finogbé

A l’ouverture des travaux, le vice-président de l’Assemblée nationale du Burundi, Jocky-Chantal Nkurunziza, a précisé que la rencontre n’est que le prolongement des deux premières assises. « Notre rencontre de Khartoum s’est penchée sur les Objectifs du Développement Durable (ODD), tandis que celle de Nairobi s’est focalisée sur la gouvernance sur les ressources naturelles. Quant aux présentes assises, elles concernent l’intégration régionale qui est un enjeu majeur dans le développement durable et le bien-être des peuples », a-t-il signifié dans ses propos liminaires lors de l’ouverture solennelle de ladite rencontre.

Invités à réfléchir sur cette thématique, les participants ont convenu, à l’unanimité qu’un « changement de mentalité est désormais impératif pour les pays africains qui doivent financer leurs initiatives pour pérennité au lieu de compter sur les partenaires au développement ». Au cours de cette 3ème Réunion Statutaire du Comité sur le Développement Economique, les Ressources Naturelles et l’Intégration Régionale du Forum des Parlements des Etats Membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (FP-CIRGL), il a été aussi question, fondamentalement, de mettre en place des mécanismes pouvant permettre à la CIRGL d’être transformée en une région stratégique pour le développement partagé. Face à l’exploitation illicite des ressources minières dans cette zone, la déclaration de Rusaka en 2006, s’est accentuée sur le développement économique avec la production des modalités pratiques et la mise sur pied d’une base de données. Le résultat attendu, c’’est que les Etats membres l’intègre dans leur législation pour une cohésion d’action.

Pour le secrétaire exécutif de la CIRGL, « cette organisation se présente comme un sapeur-pompier pour atténuer les conflits entre les Etats membres ». Pour preuves, il a mentionné que l’organisation s’intéresse, depuis peu, aux différends qui subsistent entre, d’une part, le Burundi et le Rwanda, et d’autre part, le Rwanda et l’Ouganda.

Dans l’attente de la 4ème réunion du genre, les participants ont promis œuvrer dans leurs hémicycles respectifs afin que les résolutions issues de la rencontre soient mises en pratique aux fins des résultats probants à l’avenir.

A noter que sur les douze (12) Etats membres, seuls 5 ont répondu présents à cette réunion compte tenu du crash de l’avion de la compagnie Ethiopian Airlines survenu quelques jours plus tôt.

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