Cameroun : Le consortium des femmes élues plaide pour une parité genre dans les instances politiques

Cameroun : Le consortium des femmes élues plaide pour une parité genre dans les instances politiques

Vue partielle de l’Assemblée nationale du Cameroun © journalducameroun.com

Les femmes membres d’associations, des élues locales et des députées réunies dans un consortium ont plaidé pour plus de représentativité, soit 30 à 50% de la gente féminine au sein des mairies et de l’Assemblée nationale. Elles l’ont fait savoir au cours d’un diner de plaidoyer tenu récemment à Yaoundé, capitale politique du Cameroun.

 

Par Aurore Bonny

Avec environ 31% de femmes au parlement, 26% au Senat et 7,5% de représentativité à la tête des communes au lieu d’un taux de 30% recommandés par les textes juridiques, les élues camerounaises réclament un positionnement égal à celui des hommes. Selon les informations parues dans « Cameroun Tribune », le quotidien d’Etat, « More women in politics », un réseau de soutien à la participation des femmes en politique au Cameroun cordonné par Justine Diffo Tchunkam a donné l’occasion aux diverses personnalités féminines présentes de partager leurs différentes visions pour un meilleur positionnement des femmes à la têtes des communes et au sein de l’Assemblée nationale du pays.

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L’élue Elise Mballa Meka, maire d’Akom 2, commune située dans le Sud du pays, souhaite appliquer la parité parce que le quota de 30% était valable jusqu’en 2015 avec des objectifs du millénaire pour le développement. Pour y parvenir, elle a d’ores et déjà entamé sa stratégie. Laquelle consiste à « encourager les femmes à s’inscrire sur les listes électorales, en leur établissant des cartes nationales d’identité ».  Elle a également confié au journal d’Etat qu’elle se bat quotidiennement afin d’assurer l’autonomie des femmes et des jeunes filles pour les préparer à une meilleure lutte le moment venu.

Pour la députée Muyali Mary Meboka « Les dispositions du code électoral relatives à la dimension du genre devraient être appliquées. Les femmes doivent être sensibilisées afin d’avoir l’audace de présenter leurs candidatures ».

A cet effet, elle a préconisé que « toutes les lois concernant la promotion des femmes à devenir des parlementaires, des conseillères et par la suite à devenir maires soient mises en œuvre ». Mais aussi, poursuit-elle, que « le nombre de femmes occupant déjà des sièges à l’Assemblée nationale et aux conseils municipaux devrait être soutenu pour être maintenu pour une augmentation au cours des prochaines élections ». Elle en a donc profité pour lancer un vibrant appel aux hommes qui se doivent non seulement encourager la candidature des femmes mais de soutenir ces dernières pour l’atteinte d’une meilleure représentativité dans les instances politiques décisionnelles.

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Il s’agit pour cette rencontre, à en croire Justine Diffo Tchukam, de contribuer « à la construction d’une société démocratique inclusive plus juste et plus représentative (…) à tous les niveaux de l’administration publique et politique du pays ». Elle trouve d’ailleurs que les prochaines échéances électorales sont pour elles «  une opportunité de contribuer à la mise en place de garanties juridiques indispensables, susceptibles d’accélérer la cadence de la représentativité en nombre et en qualité des femmes dans la gouvernance locale ».

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