Le site d’exploitation des mines d’or dans la localité de Bozoum, Centrafrique © theinsightnewspaper/ HA
Le site d’exploitation des mines d’or dans la localité de Bozoum, Centrafrique © theinsightnewspaper/ HA

La commission en charge de l’enquête parlementaire de l’Assemblée nationale sur les cas de dénonciation de désastre écologique, de fleuve pollué et de santé publique menacée dans la localité de Bozoum a rendu son rapport d’activité ce samedi 13 juillet 2019. Dans le document, les membres de la commission ont demandé l’arrêt immédiat d’exploitation des mines d’or sur le site. Quatre (4) sociétés chinoises sont concernées par cette mesure des parlementaires centrafricains.

 

Par Hassan Ahmed

« Le désastre écologique constaté sur le terrain est de nature à justifier l’arrêt immédiat sans condition de ces exploitations sur le site », ont clairement mentionné dans leur rapport les membres de la commission chargés de l’enquête parlementaire initiée par le bureau de l’Assemblée nationale. Poursuivant dans le rapport, les auteurs ont fait savoir que l’exploitation de l’or par les entreprises chinoises à Bozoum, dans le nord du pays, n’est pas rentable pour l’Etat et est préjudiciable pour la population et surtout l’environnement.

Dans le viseur des parlementaires suite à cette enquête, les sociétés Tian Roun, Tian Xiang, Smc Mao et Meng, toutes de la République populaire de Chine installées dans le pays. En plus des dangers auxquels sont constamment exposées les populations de la localité (des cas d’avortement en augmentation, multiplication de décès dans le village des pêcheurs, et autres), la commission soupçonne des irrégularités dans les comptes présentés aux autorités centrafricaines.

« L’exploitation moyenne est d’environ 400 grammes à 1kg par site et par mois. Cette situation semble inacceptable au regard des coûts de production journalière », précise le rapport rendu public par la commission ce samedi. Aussi, dénonce ledit rapport, « le mode d’exploitation qui s’apparente à un bradage de nos ressources, avec la complicité de certains responsables du ministère des mines ».

Après donc ce travail des parlementaires, le gouvernement devrait tenir compte des recommandations de la commission d’enquête pour des mesures idoines à ce sujet.

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