Adin Houéssou Léon, député Union progressiste (UP) de la 18ème circonscription électorale © Josaphat / HA
Adin Houéssou Léon, député Union progressiste (UP) de la 18ème circonscription électorale © Josaphat / HA

La 8ème législature de l’Assemblée nationale du Bénin a bouclé ses 100 jours. Après cette courte période de travaux parlementaires, Hémicycles d’Afrique s’est entretenu avec le député de l’Union progressiste, Aden Houéssou Léon, de la 18ème circonscription électorale.

 

Propos recueillis par Prince Bafouolo

 

Hémicycles d’Afrique : Comment se porte aujourd’hui votre formation politique après les législatives ?

Aden Houéssou Léon : Notre formation politique, Union progressiste (UP), se porte bien. Je dirai même à merveille. Elle se porte tellement bien que nous avons décidé d’œuvrer afin de léguer un bel héritage politique aux générations futures. Nous avons donc lancé, il y a quelques semaines, le projet « les graines de baobab » qui est un programme destiné aux enfants. C’est pour amener les enfants à s’intéresser à la chose politique, les former pour cette cause afin d’éviter le clientélisme et le désordre parfois observé dans ce domaine au Bénin. Nous sommes donc en train de semer les graines qui vont germer demain pour la continuité des combats politiques au niveau de l’UP. Il y a un second projet dénommé « se connaître et connaître son pays » conçu pour les jeunes toujours pour la même cause. En développant tous ces programmes, l’UP œuvre pour une unité nationale et un enseignement de nouveaux paradigmes politiques.

HA : Après 100 jours au parlement, que retenez-vous ?

AHL : Après 100 jours, notre parlement se porte très bien. Cette Assemblée nationale ne pourrait mieux se porter puisqu’elle est dirigée par le président Louis Vlavonou, un député d’expériences parlementaires, un homme politique engagé et innovateur. Il connaît « la maison » (l’Assemblée nationale Ndlr) et dispose d’une bonne capacité en matière de gestion des ressources humaines. Sa politique en tant que président de l’institution, son management, la qualité des débats qui ont eu cours et la qualité des textes de loi déjà adoptés par cette législature font que je suis très fier. Fier non seulement de ces 100 jours, mais fier également de cette législature à laquelle j’appartiens.

Une frange de la population pense toujours que l’Assemblée nationale est composé de deux (2) partis politiques qui soutiennent le régime en place et que l’institution ne sera qu’une caisse de résonnance. Mais je puis vous dire qu’il s’agit là d’une conception erronée puisque les débats qui y sont menés depuis lors sont bien loin de cette perception.

Pour l’heure et au cours de ces 100 jours, je garde le meilleur souvenir de l’adoption de la loi sur la sécurité maritime dans le pays. Je n’oublie pas également les quelques ratifications d’accord de prêt qui permettent au régime de mener à bien sa politique de développement et surtout la mise en œuvre de son Programme d’action du gouvernement (PAG).

HA : D’aucuns continuent de clamer que votre législature est illégitime. Qu’en dites-vous ?

AHL : (rire). Franchement, je ne le pense pas. Et j’ai du mal à comprendre pourquoi des gens s’obstinent toujours à dire de pareille chose. Vous savez aussi bien que ces gens-là qu’il y a eu des élections législatives dans le pays. Le peuple a voté même si le taux cette année n’est pas celui que le pays enregistre d’habitude lors de ces élections législatives. Mais toutefois, il y a eu élection, des représentants du peuple ont été élus, l’Assemblée a été installée, la Cour constitutionnelle a reconnu les élections et a proclamé les résultats définitifs et le président du parlement a été même investi. Donc franchement, que des gens cessent de tels propos.

HA : A quand la modification de la loi sur la Charte des partis politiques et celle du code électoral adoptées par la 7ème législature et qui sont polémiques depuis lors ?

AHL : Il est vrai que ces deux lois contiennent des articles qu’on pourrait modifier mais je ne pourrai pas me prononcer sur le moment exact de leur modification. Il y a une procédure législative que doivent suivent les textes avant adoption à l’Assemblée nationale. Pour l’heure, ces deux lois ne sont pas encore déposées sur la table des députés. Il y a des voix autorisées pour mieux vous renseigner. Ce que je sais, c’est que l’Assemblée nationale se prononcera en son temps si ces textes sont inscrits à l’ordre du jour des travaux parlementaires. C’est aussi pareil pour la révision de la constitution. Dès que le circuit est entamé, le peuple ne sera pas du reste.

HA : Que faites-vous de vos vacances parlementaires puisque vous y êtes depuis un temps ?

AHL : C’est une vacance parlementaire sans repos monsieur le journaliste. A part les sessions extraordinaires qui pourront éventuellement intervenir, je passe mes vacances avec les militants à la base de ma formation politique. Dans ma circonscription électorale, la 18ème, je recueille les doléances des populations, je recense les préoccupations de ces dernières et j’échange longuement avec elles pour un changement qualitatif et quantitatif au niveau de la circonscription. En discutant avec les populations, j’essaie d’apporter mon aide et cela me rapproche d’ailleurs de ces gens qui s’identifient à travers leur représentant à l’Assemblée nationale que je suis.

A la fin, je dresserai un rapport que je transmettrai aux ministres sectoriels concernés pour des actions en vue de la satisfaction des doléances et préoccupations des populations de la 18ème circonscription électorale. Si ces préoccupations sont d’ordre général, concernant le peuple béninois, et nécessitent la proposition d’une loi, nous le ferons afin de doter le pays d’une législature en la matière.

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