L’Assemblée nationale du Ghana © Commonwealth Parliamentary Association UK
L’Assemblée nationale du Ghana © Commonwealth Parliamentary Association UK

Le vice-président de l’Assemblée nationale du Ghana a suspendu, pour une date toujours inconnue, les travaux de la 2ème séance de la 3ème  session parlementaire. Les députés de cette 7ème législature de la 4ème République pourront donc profiter de ces vacances parlementaires pour mieux se ressourcer. Au compteur de cette session close, une douzaine de lois et projets de loi dont des textes ayant un impact hautement social.

 

Par Hassan Ahmed

En procédant à la clôture des travaux de cette session parlementaire, le premier vice-président de l’Assemblée nationale du Ghana, Joseph Osei-Owusu, s’est dit satisfait des travaux menés et surtout des résultats issus de ces différents travaux. Cette pause, suivant les textes en vigueur en la matière, devra durer trois (3) mois. Mais contrairement à la pratique parlementaire d’antan, aucune date de reprise n’a été fixée ce vendredi lors de la clôture de cette session.

Le bilan de ces assises parlementaires n’ont pas été décevantes selon le vice-président. C’est au cours de cette réunion que la loi sur la vigilance et les infractions assimilées afin de lutter contre la menace des gardes terrestres a été adoptée. Les lois sur les minéraux et les mines (amendement) 2019, celle sur le budget supplémentaire des dépenses de 6 370 355 925 GH et la loi portant demande de prêt d’un montant de 11 040 425 millions de dollars EU pour l’achat de jumelles et de monoculaires Night Vision pour les forces armées du Ghana (GAF) sont entre autre textes approuvés par les députés tout au long de leurs travaux.

Au regard de cette performance au sein de l’hémicycle, le chef de la majorité, Osei Kyei-Mensah-Bonsu a vivement félicité ses collègues députés pour cet exploit jamais réalisé sous la 4ème République dans le pays. Il a par ailleurs souhaité que ces députés renforcent leur engagement auprès du public électeur à travers des examens minutieux et conséquent des textes de loi avant leur adoption ou non.  De son côté, le chef de la minorité, le député Haruna Iddrisu a insisté sur des mesures que doivent prendre le ministre de l’intérieur et l’inspecteur général de la police (IGP) pour véritablement assurer la sécurité des citoyens ghanéens.

Il est à signaler que c’est sous cette législature et surtout au cours de cette session que la polémique au sujet de la construction d’un nouveau parlement a défrayée la chronique. Les Ghanéens avaient protesté contre ce projet qui devrait engloutir près de 200 millions de dollars en vue de l’élargissement du parlement alors même que les enjeux sociaux sont plus que préoccupants dans le pays et dans d’autres secteurs.

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