Plaidoirie de la plateforme des organisations de la société civile sur la décentralisation et la participation quant à l’adoption de la loi sur la discrimination positive © Ghanaweb/ HA
Plaidoirie de la plateforme des organisations de la société civile sur la décentralisation et la participation quant à l’adoption de la loi sur la discrimination positive © Ghanaweb/ HA

Des acteurs du groupe des organisations de la société civile ont vivement plaidé pour le vote du projet de loi portant sur la discrimination positive à la reprise des travaux parlementaires.

 

Par Hassan Ahmed

Le parlement ghanéen devrait désormais être à l’image du celui de Rwanda, de l’Ouganda, du Malawi, de la Guinée Bissau et du Kenya. Des nations ayant compris la nécessité de faire participer les femmes à l’animation de la vie sociopolitique. C’est l’objectif que vise le groupe des organisations de la société civile du Ghana qui dit ne pas comprendre le temps exagérément long que prennent les députés pour l’adoption de la loi sur l’action positive.

Le projet de loi sur l’action positive incluait des mesures visant à favoriser l’égalité des chances pour les individus ou les groupes de participer au processus de prise de décision, à des efforts consentis pour assurer l’inclusion au niveau de  tous les aspects de la gouvernance. Suivant les dispositions constitutionnelles de 1992 en son article 17, clause 4a, la loi fondamentale du pays stipule que « rien dans cet article n’empêche le Parlement d’adopter des lois raisonnablement nécessaires pour assurer la mise en œuvre de politiques et de programmes visant à remédier aux déséquilibres civils et politiques, culturels, sociaux, économiques et éducatifs de la société ghanéenne ». Se basant donc sur cette disposition, le groupe des organisations de la société civile exhortent le Président de la République à s’impliquer personnellement dans ce processus pour une adoption dudit projet de loi.

Lors de la conférence de presse, Efua Edith Chidi, co-responsable du groupe de la société civile sur la décentralisation et la participation a déclaré qu’il y a toujours eu de promesses, des déclarations et des proclamations faites année après années électorale avec très peu de mesures prises pour remédier aux inégalités systémiques qui empêchent les femmes de prendre part au processus de prise de décision. Le projet de loi en question souffre depuis des années dans les couloirs de l’Assemblée nationale. Il a été même inscrit dans l’ordre du jour de la dernière session ordinaire. Mais malheureusement, ce projet n’a pas été déposé sur la table des députés pour examen et adoption avant la suspension des travaux au sein du parlement.

Le Ghana s’est, en effet, engagé en faveur de l’action positive en signant et en approuvant de nombreuses conventions, notamment la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), le Programme d’action de Beijing, les ODD et le Plan d’action du Commonwealth sur l’égalité des sexes qui fixent un objectif minimal, 30% des femmes occupant des postes de décision d’ici 2015, entre autres. Et si les parlementaires n’adoptent pas au plus vite cette loi, suivant les recommandations du groupe de la société civile, le pays perdra les privilèges et les avantages de ce projet de loi.

Les membres de cette plateforme entendent bien compter sur la bonne foi des acteurs politiques en général, des parlementaires et des dirigeants en particulier pour qu’une priorité soit donnée à ce projet de loi aux fins de son adoption dès la reprise des travaux parlementaires.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.