Cipriano Cassama, président de l’Assemblée nationale de la Guinée-Bissau visé par une décision du procureur général © Mindel Insite / HA
Cipriano Cassama, président de l’Assemblée nationale de la Guinée-Bissau visé par une décision du procureur général © Mindel Insite / HA

Le parquet a ordonné, dans une note rendue publique, l’arrestation du président de l’Assemblée nationale, Cipriano Cassama, et son collègue Califa Seidi, chef du groupe des députés du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) pour « tentative de subversion de l’ordre constitutionnel ». Pour le procureur général du pays, il faut, à tout prix, préserver l’ordre constitutionnel afin de stopper cet élan qui pourrait être destructif pour l’ordre et la cohésion nationale.

 

Par Candy Nzouna

Les deux hommes que vise cette décision du procureur général n’étaient pas présents sur le territoire national bissau-guinéen à la publication de cet acte du procureur quant à leur arrestation. Alors qu’ils participent, tous les deux, au sommet de la Communauté économique  des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Cipriano Cassama et Califa Seidi respectivement président de l’Assemblée nationale et député membre du PAIGC devront répondre de cet acte à leur retour de ce sommet.

Le président Cipriano Cassama a été désigné, par les députés de la majorité  parlementaires, pour assurer l’intérim du Chef de l’Etat, José Mario Vaz. Cette majorité a adopté à l’unanimité une résolution qui autorise désormais le président de l’Assemblée nationale, Cipriano Cassama à assurer l’intérim du Président de la République qui a d’ailleurs fini son mandat constitutionnel depuis le 23 juin dernier.

Le président Cipriano Cassama devrait donc conduire le pays, suivant les textes réglementaires, jusqu’au 24 novembre 2019, jour de la tenue du scrutin présidentiel. Il est tout de même important de signaler que le vote de cette résolution s’est déoulé en l’absence de 48 députés de l’opposition regroupés au sein du Madem.

Le procureur général a clairement fait savoir que ces deux personnalités sont responsables de l’acte et qu’il est hors de question que le mandat du Président de la République soit écourté par l’Assemblée nationale ou qu’il soit remplacé par le président de cette institution.

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