Cipriano Cassamá et Nuno Gomes Nabian respectivement président et premier vice-président de l’Assemblée nationale populaire de la Guinée-Bissau. © Montage Josaphat/ HA
Cipriano Cassamá et Nuno Gomes Nabian respectivement président et premier vice-président de l’Assemblée nationale populaire de la Guinée-Bissau. © Montage Josaphat/ HA

Cipriano Cassamá, président de l’Assemblée nationale populaire de la Guinée-Bissau et Nuno Gomes Nabian, premier vice-président du Parlement pourront se retrouver, sauf changement de position, sur la liste des candidats pour les élections présidentielles prévues pour le 24 novembre prochain. Si leur candidature est confirmée et homologuée, ce sera la toute première fois que deux personnalités aussi importantes de l’institution parlementaire se lancent dans une course à la présidence du pays.

 

Par Daphney Gbètogbé

Leur positionnement sur la liste électorale en novembre lors du scrutin présidentiel en Guinée-Bissau sera inédit dans le pays. Cela se susurre depuis peu dans le camp de ces deux personnalités du bureau de l’Assemblée nationale. Si ces deux s’affichent pour cette compétition électorale, l’actuel Président de la République, José Mário Vaz, n’a pas encore annoncé s’il devait ou non se présenter à la présidence lors des prochaines élections du 24 novembre.

Selon les informations glanées de part et d’autres, Nuno Gomes Nabian, premier vice-président du Parlement bissau-guinéen et membre de l’Assemblée du Peuple Uni – Parti démocratique de Guinée-Bissau (APU-PDGB), devrait être l’un des candidats proposés pour les présidentielles prochaines.

De son côté, Cipriano Cassamá, président du parlement et 1er vice-président du Parti de l’indépendance africaine de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), se lance en attendant l’accord favorable de la direction de sa formation politique. Le potentiel candidat a déjà adressé un courrier à la direction de son parti. Mais la réponse de ce dernier peine à intervenir puisque la probabilité que le président du PAIGC se présente est aussi bien élevée. Mais au cas où cela se produirait, des élections primaires pourraient permettre de départager les candidats pour que le parti porte la candidature d’un seul membre.

Quant à l’arrêt des travaux parlementaires du fait de la candidature des deux premiers responsables du bureau, des juristes estiment que le mécanisme de fonctionnement du parlement bissau-guinéen permet de désigner quelqu’un d’autre à la table pour la conduite des travaux. Mais en attendant cet instant, les deux personnalités rivalisent d’ardeur pour se faire porter par la majorité afin de remplacer l’actuel homme fort du pays.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.