Marc Ravalomanana, ancien Président de Madagascar, prétendant au fauteuil de la Commune urbaine d’Antananarivo © britannica.com
Marc Ravalomanana, ancien Président de Madagascar, prétendant au fauteuil de la Commune urbaine d’Antananarivo © britannica.com

La plateforme du Rassemblement des opposants à Madagascar (RMDM) a obtenu l’avis favorable de l’ancien Président de la République, Marc Ravalomanana, pour sa candidature aux municipales dans la capitale Antananarivo.

 

Par Daphney Gbètogbé

L’ancien Président de la grande île, Marc Ravalomanana, pourrait être le nouveau maire de la commune d’Antananarivo à l’issu des élections municipales du 27 novembre prochain. Cette décision est intervenue après une réunion de la plateforme des opposants qui voudrait cette élection de l’ancien chef de l’Etat afin de le prendre comme chef de file de l’opposition.

Selon la loi sur l’opposition adoptée en août dernier à l’Assemblée nationale, seul un député peut se prévaloir du titre de chef de l’opposition. Du moment où l’ancien Président Marc Ravalomanana n’est pas député, la plateforme espère qu’en revêtant le statut du maire de la capitale, il disposera d’une fonction officielle et pourra prétendre au chef de file de l’opposition.

Si la candidature de l’ancien Président malgache est déjà confirmée à la commune urbaine d’Antananarivo, d’autres communes, par contre, risquent de ne pas avoir de candidats. Le délai d’inscription pour les candidats au poste de maire ou de conseiller municipal dans l’une des 1695 communes du pays prenant fin ce jeudi 12 septembre 2019, les communes qui n’enregistreront pas de candidats seront d’office placées sous l’administration du ministère de la décentralisation. « Si certaines communes sont dépourvues de candidat pour les élections du 27 novembre prochain, c’est au ministère de l’Intérieur et de la décentralisation que revient la charge du fonctionnement de celles-ci. Il devra alors nommer une délégation spéciale à la tête de ces communes, en attendant la tenue de nouvelles élections », a clairement spécifié  la loi sur les modalités d’élection dans les collectivités territoriales décentralisées.

La candidature et l’élection de l’ancien Président Marc Ravalomanana à la tête de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUE) sera pour la classe politique de l’opposition, une stratégie « de restaurer la démocratie sur la grande île tout en remettant la pendule politique à l’heure ». La bataille s’annonce bien rude car le parti au pouvoir entend, lui aussi, positionner un membre à ce poste de maire de la capitale.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.