Siège de l’Assemblée nationale malgache à Tsimbazaza © Hémicycles d’Afrique
Siège de l’Assemblée nationale malgache à Tsimbazaza © Hémicycles d’Afrique

Les députés malgaches se retrouveront ce 12 août 2019 pour la toute première session extraordinaire de cette législature. Cette session demandée par le gouvernement permettra aux parlementaires d’examiner trois (3) points importants dont celui lié à l’adoption du nouveau règlement de l’Assemblée nationale.

 

Par Daphney Gbètogbé

Examen et adoption du nouveau règlement de l’Assemblée nationale, étude et vote du projet de loi portant statut de l’opposition et présentation de la politique générale de l’Etat malgache. Ce sont les trois (3) points inscrits au menu de la première session extraordinaire de l’Assemblée nationale dès le 12 août prochain. C’est sur demande du régime qui, suite à la formation du troisième gouvernement de Christian Ntsay, a demandé à présenter sa politique surtout avec cette nouvelle équipe gouvernementale qui a été mise en place.

Le règlement intérieur de l’Assemblée nationale en vigueur actuellement a été adopté en 2015 lors de l’installation de la mandature précédente. En ce moment, les parlementaires avaient constitué trente et une commission (31) en accord avec le nombre de poste ministériel en son temps. Mais aujourd’hui que le nouveau gouvernement est composé de vingt-deux (22) membres, le parlement pourrait s’y conformer, une fois encore, en touchant l’article 41 de ce règlement intérieur qui fixe le nombre de commissions au sein de l’hémicycle. Mais le hic, c’est que le parlement avait déjà élu les présidents des commissions conformément à l’idée de 2015.

Au cours de cette session extraordinaire, les députés examineront également la loi sur le statut de l’opposition. Cette loi adoptée depuis quelques années peine à être appliquée pour faute de décrets d’application que devrait prendre l’exécutif. Non seulement le décret tarde, mais le texte comporte également des insuffisances qu’il faille corriger avant de passer à cette étape selon les membres de la Haute cour constitutionnelle du pays. Si révisée et adoptée, la nouvelle loi portant statut de l’opposition permettra de désigner le chef de file de l’opposition et de faire recours à cette classe politique, de manière officielle, en cas de nécessité.

Autre point très important inscrit au registre de cette session est le face-à-face parlement – gouvernement. Un à un, le chef du gouvernement et ses ministres plancheront à tour de rôle, devant les députés afin de leur décliner leur politique sectorielle en accord avec la politique générale de l’Etat. Un passage qui situera les parlementaires et pourrait les orienter lors du contrôle de l’action gouvernementale en son temps.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.