Vérification des urnes devant servir aux élections générales de ce mardi 21 mai 2019 © Malawi 24
Vérification des urnes devant servir aux élections générales de ce mardi 21 mai 2019 © Malawi 24

Les Malawites se rendront aux urnes ce mardi 21 mai 2019 pour élire leurs représentants pour la prochaine législature de leur parlement. Cette élection législative est couplée aux présidentielles et aux locales. Pour l’heure, la formation politique au pouvoir espère une majorité même si des affaires de corruption ébranlent le système du Président sortant, candidat à sa propre succession, Peter Mutharika.

 

Par Daphney Gbètogbé

Ils sont au total 6,8 millions d’électeurs malawites à se rendre aux urnes ce mardi 21 mai 2019 pour porter leur choix sur leurs représentants devant siéger au parlement pour la prochaine législature.

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Le Malawi est doté d’un parlement monocaméral, Assemblée nationale, composé de 193 sièges. Les élus disposent d’un mandat législatif de cinq (5) ans renouvelable. Ce mardi, comme pour les autres fois, ces sièges seront pourvus au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans les différentes circonscriptions électorales.

C’est la deuxième fois dans l’histoire du pays que les Malawites vont à une élection couplée, présidentielle, législative et locale après celles de 2014. Le parti au pouvoir, Democratic progressisve party devrait faire face au parti du transfuge Saulos Chilima avec son parti indépendant Mouvement uni pour la transformation (UTM). Selon certains observateurs, le principal parti de l’opposition « Malawi congres party » jouera également ses cartes afin de toujours prouver sa force et surtout démontrer que le pouvoir que dirige le Président Peter est plus que jamais affaibli.

Le scrutin d’espérance des albinos

L’autre enjeu surtout social de ces élections, c’est la volonté que devraient avoir les nouveaux élus à éradiquer et punir toute personne qui s’adonne au crime des albinos. Dans ce pays pauvre et qui dépend essentiellement de l’aide internationale, des gens pensent que des personnes atteintes d’albinisme sont des pourvoyeurs de richesse après des cérémonies occultes. Malgré donc la persistance de ce phénomène et les nombreuses dénonciations de Deprose Muchena, le directeur régional du Sud de l’Afrique de Amnesty international, des auteurs restent toujours impunis.

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Pourchassés presque, ces albinos demandent que les prochaines élections générales qui se tiennent le mardi prochain puissent sonner le glas de ce crime et que des actions soient entreprises pour punir, suivant les textes en vigueur au Malawi et  suivant les accords internationaux, avec les dernières rigueurs les auteurs et leurs complices.

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