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Michrist Kaba-Mboko ; une des pépites du conseil qui trace son chemin

A 31 ans, Michrist Kaba-Mboko est l’un des plus jeunes conseillers municipaux de Brazzaville. Le 19 février 2016, veille du dépôt des candidatures pour la présidentielle et lors du dialogue intergénérationnel de Kintélé, il est entré dans l’histoire. C’est en réponse à sa question que le Président Dénis Sassou N’guesso annonce qu’il sera candidat.

Par François Mukandila

Chez les Kaba-Mboko, la politique est une affaire de famille. La longue carrière politique de son grand-père, puis de son père plusieurs fois élu à la l’Assemblée nationale l’ont fortement inspiré. « Ma passion pour la chose publique est séculaire mais elle s’est avérée pendant mes années d’étudiants » confie-t-il.

Au cours de sa formation à Tunis, il est désigné Secrétaire général adjoint, avant de finir président de l’association des étudiants et stagiaires Congolais de Tunisie (AESCT).  Très vite, il apprend à gérer les hommes. « Nous supplantions donc l’Etat qui n’y avait pour interlocuteur officiel qu’un petit bureau de contact ayant à gérer environ 2.000 âmes » confie ce petit-fils d’ancien administrateur du trésor public.

Parallèlement à ses études de droit et de sciences à l’université de Paris X Nanterre, il se lance en politique: « J’ai fait mon entrée au Parti Congolais du Travail (PCT) à la session de mise en place de la Fédération PCT France Europe le 21 juin 2014. J’y représentais de facto le premier jeune national de l’unique mouvement de jeunesse de notre parti, la force montante Congolaise (FMC) ».

Master en droit privé et sciences criminelles en poche, il rentre au pays et rejoint le comité du parti de son quartier (Ouenzé) comme militant à la base. Il intègre l’unité des grandes entreprises de Brazzaville en qualité d’Inspecteur du trésor public.
Cet environnement lui a donné envie de jouer sa partition dans l’univers politique du pays. C’est ainsi qu’il tente l’investiture de son parti aux élections législatives de juillet 2017, mais sans succès. « Soucieux d’entretenir mon électorat, j’ai pris l’option de conduire une liste aux élections municipales. J’ai été élu et je siège avec responsabilité au conseil départemental et municipal de notre ville capitale ».

En décembre 2019, à la faveur du 5ème Congrès ordinaire du parti Congolais du travail (PCT), il est élu au comité central du parti.

 Un maire jeune. Pourquoi pas ? 

Lorsqu’on lui demande son mentor en politique, il ne tarit pas d’éloges pour le docteur Léon Alfred Opimbat, 1er vice-président de l’Assemblée nationale. « J’ai beaucoup d’admiration pour lui. Plusieurs fois membre du gouvernement, il a toute sa vie été dans le feu de l’action. Homme de conviction, il ne s’est jamais détourné de ses valeurs ni par opportunisme ni pas autoritarisme ». « Le président Emmanuel Macron m’a séduit. La force de ses idées, couplée avec son énergie ont réussi à bouleverser tout le système politique de son pays», affirme –t-il.  

A quelques jours de l’élection du nouveau maire de Brazzaville, sans décliner son choix, il formule son souhait. « Le prochain maire aura la particularité de s’arrimer au nouveau monde que nous impose la pandémie à COVID-19. Il ne devra donc pas tarir d’imaginations et devra se réinventer en s’adaptant à la donne de ce nouveau monde ». Avant de conclure «  Un maire jeune est attendu pour mettre tout son dynamisme et toute son énergie à l’édification de Brazzaville ».

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