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Niger : Le chef de file de l’opposition nigérienne déchu de son statut de député

Saisie par le bureau de l’Assemblée nationale du Niger, la Cour constitutionnelle a confirmé par un arrêt rendu publique ce 20 juin 2018, la déchéance de Hama Amadou de son siège de député. L’opposant avait été condamné par contumace en mars 2017 pour recel d’enfants.

Par Balima Boureima

C’est en application du nouveau code électoral qui dispose que « Tout député dont l’une des conditions d’inéligibilité est établie en cours de mandat ou qui est frappé d’une condamnation emportant déchéance, est déchu de plein droit de sa qualité de membre de l’Assemblée nationale. (…)»  que l’ancien président de l’Assemblée nationale du Niger (2011-2013) perd son siège de député.

Elu député, en mars 2016 alors qu’il était en détention provisoire, Hama Amadou avait été cité comme complice, puis condamné en 2017 à un an de prison ferme en seconde instance avec une dizaine de personnes dont sa seconde épouse, dans l’affaire dite des « bébés importés du Nigéria ».

Cet ancien premier ministre (1999 à 2006) qui n’a jamais purgé sa peine puisqu’il vivait en exil en France, a toujours clamé son innocence dans ce dossier qui a défrayé la chronique pendant plusieurs mois dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Ancien allié d’Issoufou Mahamadou, Hama Amadou a perdu son siège de président de l’Assemblée nationale pendant la première législature post coup d’Etat de 2010, à la suite du départ de son parti de la mouvance présidentielle en août 2013. Hama Amadou n’est pas le premier à être déchu de son statut de député, Abdou Labo ancien ministre de l’agriculture et de l’élevage et, président de la Convention démocratique et social (CDS), condamné dans la même affaire « des bébés importés » a aussi payé les frais de l’application du code électoral adopté en 2017.

Cet arrêt intervient alors que l’affaire est pendante devant la Cour de Justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dont le jugement au fond est attendu pour le 3 novembre 2018 à Abuja au Nigéria.

A noter que  la constitution du Niger stipule que « les décisions de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours ».

Depuis son départ de la mouvance présidentielle, Hama Amadou et ses militants sont régulièrement cités dans des affaires et traduits en justice. Incarcérés suite à l’affaire du coup d’Etat manqué du 18 décembre 2015, plusieurs de ses militants ont cependant été libérés par la Justice nigérienne fin 2017.

Crédit photo: Nigerdiaspora.net

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