Vue de l'hémicycle lors de la présentation du budget par le ministre Mamadou Diop ce mardi 8 octobre 2019 © Boureima B / HA
Vue de l'hémicycle lors de la présentation du budget par le ministre Mamadou Diop ce mardi 8 octobre 2019 © Boureima B / HA

Le ministre nigérien des finances et de l’économie, Mamadou Diop, a présenté ce mardi 8 octobre devant les parlementaires, le budget général de l’Etat, exercice 2020.

 

Par Boureima Balima

Devant les députés à l’Assemblée nationale du Niger, le ministre des finances et de l’économie a rappelé que le projet de budget 2020 prend en compte les orientations du Programme de la renaissance du gouvernement, de ses priorités et de ses choix. Ledit budget s’équilibre en recettes et en dépenses à un montant de 2.236,15 milliards de francs CFA contre 2.157,31 milliards de francs CFA en 2019 ; soit une hausse de 78,84 milliards de francs CFA en valeur absolue correspondant à 3,65% en valeur relative.

Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement s’est basé sur l’accélération du Programme de développement économique et social (PDES 2017-2021), la construction du pipeline pour l’exportation du brut à partir de 2022, la construction du pipeline interne et la consolidation des réformes économiques et financières.

« Des finances publiques saines et efficaces sont nécessaires pour la réalisation de ces objectifs économiques et financiers », a soutenu le ministre Diop devant les représentants du peuple. Il a ajouté que l’assainissement des finances publiques reste l’orientation de ce budget. Ceci, dans le but de procéder à la réduction  continue du déficit public et de la dette afin de créer un espace budgétaire nécessaire à la poursuite des investissements dans les infrastructures socioéconomiques.

Selon lui, l’activité économique nationale a enregistré un taux de croissance de 6,5% en 2018 contre 4,9% en 2017. « Cette performance est due particulièrement à une campagne agricole favorable et à la vigueur des activités commerciales et celles de la branche construction »,  a soutenu Mamadou Diop.

Sur la base des hypothèses, la croissance économique nationale s’établirait à 6% en 2020, 6,5% en 2021 et 11,9 en 2022 soit une moyenne de 7,8% sur la période 2020-2022. En 2019, la croissance du PIB réel est attendue à 6,3% et l’inflation se situerait en dessous de la norme de l’UEMOA qui est de 3%.

Cependant, la principale innovation dans ce projet de loi reste la création d’un Fonds destiné à la promotion des Petites et moyennes entreprises PME/PMI. « En plus de nos efforts propres, nous mobiliserons les partenaires financiers pour abonder ce fonds afin de la doter de ressources conséquentes qui permettraient d’appuyer la création et le financement des PME/PMI », a souligné le ministre des finances et de l’économie.

L’examen et l’adoption de ce projet de loi des finances interviendront à la clôture de la session prévue fin novembre 2019.

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