Quelques membres du réseau à la sortie de l'audience avec les acteurs de la lutte contre la corruption du Niger © Balima / HA

Le Réseau de lutte contre la corruption et les infractions assimilées et pour la bonne gouvernance de l’Assemblée nationale a entamé une série de visites dans des structures qui œuvrent dans ce domaine.

Par Boureima Balima
L’objectif principal de ce périple dans les différentes structures de lutte contre la corruption est d’unir les forces et les énergies afin d’endiguer le phénomène au Niger.

Sous la première législature de la 5ème République en 2003, le réseau a vu le jour pour traiter des questions liées à la corruption et aux infractions assimilées. Après une certaine léthargie, le réseau s’est donné les moyens pour désormais fédérer les forces pour des résultats plus concrets.
« La lutte contre la corruption est une affaire de tous. Nous sommes là pour trouver une solution. Nous sommes engagés », a expliqué à hémicycles d’Afrique Aliyu Halima Mamane, présidente du réseau au sortir d’une rencontre avec les responsables de la Haute autorité pour la lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HALCIA). Cette institution a été créée en 2012 pour traiter de la question de la corruption.
Classé 120ème en 2019 avec une note de 34 points sur 100 dans le classement de l’Indice de la perception de la corruption de l’Ong Transparency International, le Niger dispose pourtant d’un dispositif juridique important. En initiant ces rencontres avec les acteurs de lutte contre la corruption, le réseau des parlementaires entend aussi engager une sensibilisation à tous les niveaux afin de changer la tendance dans le classement Transparency International.

« Le réseau parlementaire a jugé utile de mener cette série de visites pour cerner davantage le cadre d’intervention des institution et voir les possibilités de collaboration pour de meilleures solutions au fléau », a déclaré la présidente.
Pour le responsable du la branche nigérienne de tranparency International « Aucune structure, prise individuellement, ne peut parvenir seule au bout de la corruption ». C’est pourquoi Mamane Wada a accueilli avec un « grand espoir » la délégation des parlementaires.
Le gouvernement nigérien a adopté tout récemment plusieurs textes pour renforcer le dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent. Il a également élargi les listes des agents publics obligés de déclarer leurs biens afin de « lutter contre la corruption dans l’administrations publiques ».
Depuis son installation en 2012, la HALCIA publie régulièrement des rapports sur corruption. Des cas impliquant des hommes politiques et des hauts responsables de l’administration publiques. Des rapports qui ne sont pas toujours suivis d’effets.

Avec l’engagement de la représentation nationale, beaucoup d’observateurs attendent des résultats dans l’application des différents textes de loi.

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