Campagne de lutte contre le harcèlement sexuel en milieu scolaire © World Bank blogs
Campagne de lutte contre le harcèlement sexuel en milieu scolaire © World Bank blogs

Les Sénateurs ont examiné en deuxième lecture la loi portant sur le harcèlement sexuel en milieu scolaire et universitaire au Nigeria. Une loi qui considère désormais le harcèlement comme des viols légaux qui sont des délits sévèrement punis.

 

Par Daphney Gbètogbé

Une peine de quatorze (14) ans d’emprisonnement pour les prédateurs sexuels dans les établissements d’enseignement supérieur avec un minimum de 5 ans, sans possibilité d’amende pour tout éducateur qui commet des infractions sexuelles dans des établissements d’enseignement supérieur. C’est l’une des grandes nouveautés de cette loi qui sera adoptée par les Sénateurs et bientôt promulguée par le Président Buhari.

Sont considérées comme infractions dans cette nouvelle loi, les relations sexuelles avec un élève, les demandes sexuelles d’un élève ou d’un futur élève, l’intimidation ou la création d’un environnement hostile ou offensant pour l’élève en sollicitant des relations sexuelles ou en avançant sexuellement. Aussi, note-t-on dans le projet de loi, les autres formes de harcèlement sexuel comme le fait de serrer dans ses bras un élève, frotter, caresser, toucher, pincer les seins, toucher les cheveux, les lèvres, les hanches ou les fesses de tout élève en milieu scolaire ou même en dehors du cadre scolaire.

Envoyer à la main, par messagerie électronique ou tout autre moyen, des images, des vidéos ou des objets liés au sexe, nus ou sexuellement explicites, à un élève et siffler ou faire un clin d’œil à un élève ou faire des remarques sexuellement complémentaires ou non élogieuses au sujet d’un élève ou d’un étudiant sont désormais punis par la nouvelle législation.

Le sénateur Omo-Agege, dans son débat principal, a déclaré que « le moyen le plus efficace de traiter le délit de harcèlement sexuel dans les établissements d’enseignement supérieur est de sanctionner l’irrégularité même de l’acte, avec ou sans consentement ». Selon lui, le harcèlement sexuel doit être défini dans les établissements d’enseignement supérieur comme des viols légaux avec une responsabilité stricte pour que les coupables soient poursuivis facilement.

Si la loi est adoptée en l’état, elle prévoit l’expulsion des étudiants qui accusent faussement les éducateurs de harcèlement sexuel juste dans l’intention de nuire à la réputation de ce dernier.

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