Par Habib N’oueni

Le compte à rebours pour les législatives de 2019 a commencé et la bataille s’annonce âpre. Point de place pour les plaisantins. Le nouveau code électoral adopté par le parement, a sonné la fin de la récréation. Les cautions électorales sont revues à la hausse. A en croire la majorité parlementaire, la cible visée par cette réforme concerne, la candidature de certaines personnes, pour qui les élections constituent « un jeu, une plaisanterie ». Selon Orden Aladatin, député du parti au pouvoir et rapporteur de la commission des lois, tous les partis politiques qui ambitionnent désormais avoir un député à l’Assemblée nationale doivent désormais faire preuve de professionnalisme. «Nous avons trop de candidats fantaisistes au Benin. Il faillait faire en sorte que les partis politiques puissent se discipliner et que les candidatures deviennent sérieuses». De ces propos, on a tendance à croire que certains partis politiques font preuve de comédie lors des différents élections. C’est vrai que dans un passé récent, le peuple béninois a connu la naissance à la veille des élections de plusieurs partis politiques mais, tous ne sont pas du même acabit. On peut citer par exemples, les forces cauris pour un Benin émergent (FCBE), l’Alliance soleil, union fait la nation (UN), l’Union pour le Benin du futur (UBF), le parti de la liberté du peuple (PLP), le parti des valeurs républicaines (PVR), l’Alliance wologuedè, l’Alliance soleil et bien d’autres coalitions souvent formées juste pour soutenir le régime en place. Des stratégies qui permettent à ces politiciens de se positionner ou se repositionner sur l’échiquier politique, et surtout de disposer de leur billet d’entrée pour le palais des gouverneurs. Pour certains béninois, il ne s’agit que de « clubs électoraux » voulant simplement se faire une place au parlement. D’autres estiment que le chef de l’État, Patrice Talon, a tenu à sa promesse politique concernant le système partisan du Benin, en mettant fin à cette kyrielle de conglomérats de partis politiques, qui se disent engagés pour l’intérêt de la patrie. D’autres encore, de préférence, prennent du recule pour mieux distinguer le bon grain de l’ivraie.

Les grandes forces politiques constituées autour de Patrice Talon pour la bataille de 2019.

Tout comme les autres années, 2019, année des élections législatives n’échappera pas aux manœuvres des politicards béninois. Ces politiciens, visant donc l’hémicycle ont déjà entamé la course. Pour y parvenir, ils passent pas des coulisses, des arrangements, des déclarations publiques et sur les médias annonçant leurs appartenances au régime en place. C’est ainsi, que dans un communiqué du parti union pour la démocratie et la solidarité nationale(UDS), la mouvance présidentielle s’est subdivisée en trois blocs politiques pour le combat de 2019. L’Union fait la nation de Bruno Amoussou, la RB aile maitre Abraham Zinzindohoue, le FDU du professeur Mathurin Nago, l’AND aile Barnabé Dassigli tiennent le flambeau au niveau du premier bloc. Et comme on peut l’imaginer, le parti du renouveau démocratique (PRD) du président de l’Assemblée nationale maitre Adrien Houngbedji prend les devants du second bloc avec le RND de l’honorable Jean Michel Abimbola. Toujours dans cette dynamique unitaire décrétée au sein de la mouvance présidentielle, on retrouve au niveau du troisième bloc, les partis ABT du ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané, Alafia du ministre des infrastructures et des transports Dr Seïdou Alassane, l’AND aile Valentin Houdé, le GGR du général Robert Gbian 2eme vice-président de l’Assemblée nationale, ainsi que d’anciens députés démissionne de l’Alliance FCBE tels que Adam Vagoudou, Rachidi Gbadamassi, Barthélémy Kassa, Nassirou Arifari Bako, Sabaï Kate, Janvier Yahouedehou.

Le rouleau compresseur des leaders de l’opposition

Face à cette machine mise en place par la mouvance présidentielle, d’autres visages ténors de l’opposition sont aussi évocateurs de ces législatives de 2019. Trois blocs se dessinent également pour contrer les partisans de Patrice Talon. Un premier bloc s’est formé autour de l’Union sociale (USL) de l’homme d’affaires Sébastien Adjavon, Candidat malheureux à la présidentielle de 2016 arrivé 3eme sur la liste. Il aura donc des arguments à faire valoir pour cette législatives. Avec lui, le parti social démocrate (PSD), aile Emmanuel Golou, le MADEP de Sefoun Fagbohoun et autres affiliés. Dans un second bloc, la renaissance du Benin, aile nicephore Soglo et le parti restaurer l’espoir de candide Azanaï,ancien ministre de la défense sous Patrice Talon. Quand au dernier bloc formé par les partis politiques le l’opposition, il sera conduit par le parti force cauris pour un Benin émergent (FCBE), dont le leader charismatique est l’ex-président de la République, Boni Yayi. Bien malin qui pourra donc prédire l’issue des prochaines législatives. La bataille s’annonce vraiment rude et très indécise.

Créditphoto: Bénin To

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