Ali Nouhoum Diallo, ancien président de l’assemblée nationale du Mali © Maliweb
Ali Nouhoum Diallo, ancien président de l’assemblée nationale du Mali © Maliweb

Le chant des partisans français disait : ‘’un camarade tombe, un autre sort de l’ombre. C’est-à-dire que nous, quand nous nous battons, on prépare toujours ce que vous appelez les déserteurs. Nous disons dans la révolution, dans tous les changements, une fois le train en marche, vous avez à chaque gare des gens qui descendent, parce qu’ils sont fatigués. Ce n’est même pas parce qu’ils ont trahi, c’est parce qu’ils sont fatigués. Ils s’asseyent au bord de la route. À cette même gare, il y en a aussi qui montent qui sont plus déterminés que ceux-là qui sont descendus. Et puis, il y en a aussi qui ne descendent jamais du train jusqu’à la gare finale. Donc, jusqu’à l’aboutissement des objectifs que nous visons. C’est ce que nous devons nous dire.

Par Ali Nouhoum Diallo,  ancien président de l’assemblée nationale du Mali

Mais, pourquoi parle-t-on de l’Accord d’Alger au lieu de l’Accord de Bamako ? En mon âme et conscience, ce n’est pas pour rien qu’on fait cette périphrase, Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger pour qu’on explique à tout le monde que le sort du Mali dépend désormais d’Alger. Même notre capitale, on ne veut pas prononcer son nom. Pourtant, ce que je sais, les accords portent les noms des villes où ils ont été signés. Je ne comprends pas pourquoi on ne parle pas de l’Accord de Bamako. Je l’appelle Accord de Bamako, issu du processus de Ouagadougou et concocté à Alger.

Je dis concocté à Alger, parce que c’est là-bas qu’on a ficelé tout ce qui va contribuer à faire de nous une dépendance de l’Algérie ou de faire en sorte que Kidal soit la nouvelle Mayotte, quelque chose qui est dans l’Océan indien, mais qui est un territoire français. J’ai peur que Kidal devienne un territoire français. Mais les Algériens n’accepteront pas ça. Donc, les contradictions entre les deux puissances, si nous savons les exploiter, nous pouvons faire en sorte que l’Accord de Bamako, issu du processus de Ouagadougou, n’oublions jamais Ouagadougou, sans Ouagadougou, il n’y aurait pas eu les élections de 2013 ; donc le processus a démarré à Ouagadougou, l’Accord a été concocté à Alger, mais nous avons exigé qu’il soit signé chez nous. Donc, il n’y a pas de raison pour qu’il ne porte pas le nom de l’Accord de Bamako.

Pourquoi en parlons-nous ? Pour vous expliquer les visées de tous ceux-là qui veulent dépecer le Mali, le distribuer entre les grandes puissances. Si nous ne parlons pas de l’Accord, nous n’aurons pas l’occasion de vous expliquer ce qu’on est en train de concocter sur le dos du Mali. Donc, parlons de l’Accord pour que chaque jour, tout le peuple malien comprenne si cet Accord était appliqué, qu’est-ce qui nous arriverait ? Donc, réjouissez-vous qu’on parle de l’Accord, comprenez l’Accord et essayer de démystifier l’Accord. Lorsque nous parlons de l’Accord, le grand problème, ce sont les hommes politiques et les femmes politiques. Moi je connais beaucoup de présidents de Partis. D’un.

De deux : celui qui critique les hommes politiques, lui-même il n’est pas un homme politique ? Donc, faisons en sorte que les hommes politiques que nous sommes, nous soyons chaque jour meilleur et arrêtons de décrier les hommes politiques. Ceux qui posent des actes inadmissibles, dénoncez-les, nommément ; ne pénalisez pas tout le monde. Chacun de nous est un homme politique, chacun de nous est une femme politique. Il n’y a rien qui n’est pas politique dans la vie.

Enfin, les thèmes. Mais, commencez aujourd’hui même à dégager des thèmes vous-mêmes, puisque la Coordination vous dit les thèmes viendront de la population. Donc, enrichissez le Comité de coordination de la Plateforme dès aujourd’hui en lui proposant des thèmes.

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