Portrait : Célestine Ketcha Courtès, l’emblème du développement local au Cameroun

Célestine K. Courtès, recevant le prix de l'excellence des Nations Unies pour le service public à Séoul en 2014. Photo: Facebook mairie de Bangangté

Portrait : Célestine Ketcha Courtès, l’emblème du développement local au Cameroun

Célestine Ketcha Courtès, ancienne maire de la commune de Bangangté (800 km², 200 000 habitants située à l’Ouest du Cameroun) s’est illustrée, au cours de son séjour à l’hôtel de ville, à travers ses actions de développement. Des actes qui ont inspiré le président de la République à la nommer ministre de l’habitat et du développement urbain en janvier 2019.

 

Par Hindrich Assongo

Au soir du 04 janvier 2019, Célestine Kétcha Courtès, nommée ministre de l’habitat et du développement urbain, fait son entrée dans le gouvernement du Président Paul Biya Précédemment maire de la commune de Bangangté jusqu’à sa nomination, elle cède son fauteuil afin de répondre à l’appel du Chef de l’Etat. Elue maire à la suite du scrutin législatif et municipal du 22 juillet 2007, Célestine K. Courtès avait été investie par le parti au pouvoir « Rassemblement démocratique du peuple camerounais » (RDPC).

Pour nombre d’observateurs, la nomination de cette combattante de 55 ans au gouvernement sonne comme une récompense de ses actions de développement en tant que première femme maire à la tête de sa commune. Elle s’illustre, dès sa prise de fonctions, par un lobbying sur le terrain de la coopération internationale. Très tôt, Célestine K. Courtès a réussi à intégrer l’Association internationale des maires francophones. Mieux, en novembre 2012 à Abidjan, elle devient membre du bureau de cette instance dont le siège est à Paris. C’est dans la capitale française qu’elle reçoit, le 10 juin 2016, au nom de la commune de Bangangté, le « Certificat de la norme AFAQ 26000 collectivités », décernée par l’Association française de Normalisation (AFNOR). Bangangté, suivant les discours le jour de la remise de ce certificat, est la première ville d’Afrique à recevoir de pareille certification. Ce qui autorise l’exécutif municipal à mentionner le label ISO 26000 sur l’entête de ses documents officiels. Déjà en 2014, Bangangté recevait le Prix des Nations unies pour le service public pour sa capacité à mettre ensemble trois piliers du développement durable : l’écologie, le social et l’économie.

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Une vision de développement

Pour mieux promouvoir Bangangté, Célestine Kétcha Courtès a multiplié ses actions de développement à tous les niveaux. Ce qui lui permet d’accumuler des distinctions et certificats. Déjà membre du bureau de l’AIMF, elle devient, le 1er décembre 2015, présidente du Réseau des Femmes élues locales d’Afrique (REFELA) à l’occasion du grand sommet Africités. Puis, le 22 novembre 2018, après son premier mandat, elle est réélue à Marrakech toujours à cause de sa combativité légendaire. Continuant dans la même lancée, elle a été élue au Conseil mondial des maires, à l’occasion du 5ème congrès mondial des Cités et Gouvernements locaux unis (CGLU), tenu les 15 et 16 octobre 2016, à Bogota. Cette ouverture au monde a permis à Bangangté de signer des accords de coopération avec plusieurs villes, à l’instar de Münzing, Saint-Etienne et Touchay.

Toutes ces actions de développement de la maire ont forcé l’admiration des personnalités internationales à se rendre à Bangangté pour découvrir cette commune. Le 12 juillet 2018, à l’occasion d’une session du comité de pilotage du programme « Femmes et énergie durable » dont Bangangté est l’une des communes de mise en œuvre, Célestine Kétcha Courtès y a accueilli Ségolène Royale, l’ex-ministre française de l’Ecologie en sa qualité d’ambassadrice de l’Alliance solaire internationale. Ledit projet permettra, par la suite, l’installation de 237 lampes solaires et une centrale voltaïque de 20,16 Kwc dans la ville.

Elle aurait donc laissé ses empreintes indélébiles de développement à la façade de cette municipalité. Appelée à travailler à une échelle beaucoup plus élevée, Célestine Kétcha Courtès, désormais ex maire de la commune de Bangangté, a pu faire de cette municipalité, une périphérie référencée à la fois sur la scène nationale qu’internationale. Le grand souhait des populations de cette commune est de voir son successeur, Jonas Kouamouo, continuer avec la même vision de développement.

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