Les députés de la sous-région centrale à la fin des travaux sur la conservation des écosystèmes forestiers © FM / HA
Les députés de la sous-région centrale à la fin des travaux sur la conservation des écosystèmes forestiers © FM / HA

Des députés de la sous-région Afrique centrale se sont retrouvés à Kinshasa, RD Congo, pour échanger sur des aspects de la conservation des écosystèmes forestiers en vue de leur gestion durable.

 

Par François Mukandila

Créé au sein de la Conférence sur les Ecosystèmes de Forêts Denses et Humides d’Afrique Centrale (CEFDHAC), le réseau des parlementaires pour une gestion durable des écosystèmes de forêts denses et humides d’Afrique centrale (REPAR) s’est réuni à Kinshasa pour réfléchir sur l’avenir des écosystèmes forestiers  d’Afrique. C’est le 1er vice-président de l’Assemblée nationale, Jean Marc Kabund, qui a ouvert les travaux devant plusieurs dizaines des députes venus de l’espace Comifac (commission des forêts d’Afrique centrale). Cette commission comprend la RDC, le Cameroun, la Guinée Équatoriale, le Congo Brazzaville, le Tchad, le Burundi et la RCA.

Dans son speech, l’élu de Kinshasa a appelé les parlementaires à se mobiliser pour un calibrage législatif des conversions des forêts de façon à limiter l’impact sur l’environnement. « Dans nos pays,  les politiques visant une croissance économique de plus en plus fortes qui reposent essentiellement sur le développement des infrastructures, l’exploitation des ressources naturelles et l’intensification de l’agriculture. Par conséquent sans une planification rationnelle d’occupation des terres ni des mesures légales d’encadrement judicieux,  toutes ces politiques constitueraient une menace pour le maintien de la biodiversité », a-t-il signifié.

Pour sa part, le député François Nzekuye, coordonnateur national du REPAR-RDC, a salué l’intérêt des parlementaires qui ont pris à bras le corps, « l’importance de la gestion durable des forêts d’Afrique centrale, à l’heure de la montée en puissance de la conversion des forêts ». A l’issue des travaux, les parlementaires ont élaboré un  plan de zonage et une planification efficace des politiques de conversion des forêts.

Comprendre le REPAR

Le REPAR  assure la participation des Parlementaires à la conservation et à la gestion durable et bénéfique des écosystèmes de forêts denses et humides. Ses activités couvrent l’ensemble des pays de l’espace COMIFAC constitué du Burundi, du Cameroun,  du Gabon, de la Guinée Equatoriale,  de la République Centrafricaine, de la République Démocratique du Congo,  du Rwanda,  de Sao Tomé et du Tchad.

Ses principaux objectifs sont entre autres de garantir l’implication des parlementaires dans les processus de formulation, de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation des politiques et des législations de conservation et de gestion durable des écosystèmes de forêts denses et humides d’Afrique Centrale. Repar veille à la prise en compte des intérêts des populations locales et autochtones dans l’élaboration et l’application des textes législatifs en matière de gestion de l’environnement en général et des forêts en particulier ;  ou encore de lutter contre l’exploitation forestière illégale et les changements climatiques.

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