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RD Congo : Le député Kasekwa présente le bilan de la situation sécuritaire en Ituri et au Nord-Kivu

Le député Jean-Baptiste Kasekwa fait le point sur sa mission parlementaire sur l’état de siège
Le député Jean-Baptiste Kasekwa fait le point sur sa mission parlementaire © Grands Lacs News

Le député national Jean-Baptiste Kasekwa a transmis à Christophe Mboso et Bahati Lukwebo, respectivement présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, le rapport de monitoring de la situation sécuritaire dans les territoires de Beni (Nord-Kivu), Irumu et Mambasa (Ituri) au cours de 4 premiers mois de l’état de siège. 

Par Gloria R. DOSSOU.

 « On a noté que 596 civils ont été tués pendant cette période, soit une moyenne de 5 personnes par jour, avec un pic de 7 personnes tuées par jour au cours du premier mois de l’état de siège. Malheureusement, nous assistons à nouveau à une montée vertigineuse de massacres avec un nombre de 74 civils tués en 10 jours, soit du 27 août au 5 septembre 2021. Il y a péril. Comparé en 2018 (914 tués, soit un taux de 3 civils tués par jour), 2019 (1070 civils tués, soit un taux de 3 civils tués par jour), 2020 (1569 civils tués, soit 4 personnes tuées par jour), l’état de siège apparaît paradoxalement comme la période la plus meurtrière du calvaire de Beni, Irumu et Mambasa », a écrit le député, dans sa correspondance adressée aux  représentants des deux institutions.

Le député Jean-Baptiste Kasekwa estime qu’il est impérieux de recadrer conséquemment l’état de siège afin d’éviter la perception de plus en plus répandue dans l’opinion d’après laquelle les députés nationaux et sénateurs autorisent les prorogations successives de l’état de siège par complaisance.

« La reprise de la flambée des massacres telle que observée depuis la fin du mois d’août et début septembre 2021 avec une moyenne identique à cette période du premier mois de l’état de siège (7 civils tués par jour) devrait interpeller le parlement à faire montre de plus de responsabilité dans l’exercice de ses prérogatives constitutionnelles en matière de prorogation et de contrôle de l’état de siège. Un recadrage conséquent de l’état de siège s’avère urgent afin d’éviter un enlisement de la situation sécuritaire dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu aux conséquences plus graves », a-t-il suggéré.

Il faut préciser que ce décompte funèbre est à la hausse suite aux représailles des rébelles en déroute sur les populations civiles.  L’état de siège est en vigueur dans les provinces de l’Ituri et Nord-Kivu depuis le 6 mai dernier. Cette mesure exceptionnelle de l’état de siège est déjà prorogée à sept reprises par le Parlement alors que des voix s’élèvent pour exiger sa requalification. Après son évaluation au sein de la commission défense et sécurité, un rapport détaillé sera déposé incessamment à l’Assemblée nationale avec des recommandations pour probablement recadrer cette mesure d’exception qui pour plusieurs personnes n’a pas donné des résultats escomptés au regard de la poursuite des massacres sur terrain. Le président de l’Assemblée nationale avait appelé les députés concernés à se retirer de ces dossiers avant que la justice ne s’en saisisse.

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