RD Congo : Les Assemblées provinciales majoritairement contrôlées par le FCC

Une vue de l'Assemblée provinciale de kinshasa. © Actualite.cd

RD Congo : Les Assemblées provinciales majoritairement contrôlées par le FCC

Les alliés au régime sortis du pouvoir à la suite de l’élection présidentielle de décembre 2018 ont gardé l’essentiel des rôles dans les Assemblées délibérantes. Lundi derniers, les députés provinciaux ont départagé les candidats au prestigieux fauteuil de président des hémicycles provinciaux.

 

Par François Mukandila

Dans une interview accordée au média onusien à Kinshasa, le rapporteur de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Jean-Pierre Kalamba, avait précisé que l’installation des bureaux définitifs des assemblées provinciales était sans équivoque fixé au début de la semaine, afin de permettre aux membres élus d’organiser les élections des sénateurs. Du coup, les hémicycles des 24 provinces sur 26 que comptent le pays ont vibré pendant près de 24 heures au rythme de fanfares et autres tintamarres des députés provinciaux sollicitant le suffrage de leurs pairs, aux différents postes des bureaux définitifs. Les assemblées provinciales du Nord-Kivu et de Maï Ndombe sont absentes de ce scrutin

« Les élections sont prévues dans 24 provinces. Dans la province du Nord-Kivu qui a les trois circonscriptions de Beni ville, Beni territoire et Butembo-ville, leur assemblée n’a pas été convoquée parce qu’on doit organiser l’élection des députés provinciaux et nationaux. Il en est de même pour la province de Maï-Ndombe dont Yumbi n’a pas connu des élections. Ces assemblées seront installées après les élections du 31 mars 2019 », avait déclaré le rapporteur de la centrale électorale.

 

Les « Kabilistes » aux commandes des grandes provinces

A Kinshasa la capitale, c’est un pasteur d’une église de Dieu qui passe devant Makengo. Peter Kazadi, un autre concurrent de taille de la coalition du président Tshisekedi a désisté pour des « raisons personnelles » laissant libre cours à cet allié du Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila.

Séance tenante, l’inattendu Godefroid Mpoyi Kadima nouveau président du bureau définitif de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, s’est voulu rassurant : « Nous vous garantissons que nous ne ménagerons aucun effort pour redonner à Kinshasa son sobriquet d’antan : Kinshasa, la belle. Je compte sur votre patriotisme et votre grande intelligence pour que nous puissions ensemble construire cette ville méchamment détruite », a-t-il déclaré à ses pairs après la proclamation de sa victoire.

Pasteur et économiste, l’élu de la commune de Bandalungwa sur la liste Afdc-A promet « des députés et un gouverneur de qualité ». « Celui qui ne travaillera pas pour l’intérêt des Kinois rencontrera l’Assemblée sur son chemin », a-t-il déclaré via un média privé.

A Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, l’élection a été un événement politique inédit. Antoine Gabriel Kyungu, ancien président provisoire de l’Assemblée nationale a été battu par son challenger Kashoba du FCC.

Dans le dispositif organisationnel et au terme des règlements intérieurs des différentes chambres provinciales, le poste de vice-président revient au camp politique opposé à celui du président. Ce qui assure un équilibre des forces. Le camp Cach devra néanmoins diriger les bureaux dans les provinces du Kasai acquis aux idéaux de l’actuel président de la République.

Ces bureaux définitifs, en cours d’installation dans tout le pays, devront présider, prochainement, l’élection des sénateurs. Une élection indirecte pour renouveler le mandat du sénat et compléter le parlement national qui est bicaméral.

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