Vue partielle de la ville de Kinshasa © oeildafrique.com
Vue partielle de la ville de Kinshasa © oeildafrique.com

Selon les dispositions constitutionnelles, toute personne a droit à un environnement sain et propice à son épanouissement intégral. L’Etat veille à la protection de l’environnement et à la santé des populations. Soucieux donc de la santé des concitoyens de sa juridiction, le gouverneur a décrété l’opération dite Kin-Propre. A la longue, le gouverneur ambitionne améliorer une ville afin de la positionner comme une vitrine des villes propres du continent africain.

 

Par François Mukandila

Il  est  créé par Arrêté n° SC/0178/BGV/MINPR/COJU/PLS/ 008 du 07 août 2008 la Régie d’Assainissement et de Travaux Publics de Kinshasa (RATPK). Cette agence urbaine poursuit comme objectif entre autres de gérer et de coordonner toutes les activités liées à l’assainissement de l’environnement ainsi qu’aux travaux d’infrastructures. Elle doit aussi  proposer et appliquer les mesures relatives à la politique urbaine en matière d’environnement et de protection des infrastructures publiques. Après plus de dix (10) ans de vie, la ville de Kinshasa ressemble à un milieu abandonné, les ordures ménagères décorent les coins des rues, un véritable épisode de Farwest pour les rongeurs qui y transpirent la bonne mine.

L’avènement des nouvelles autorités urbaines issues du scrutin général de décembre 2018, semble donner de l’espérance aux habitants de la ville. Quoi de plus normal pour un kinois sapeur, amateur des weekends en bonne compagnie et qui adore la détente! Le premier sur le départ est le président de l’assemblée provinciale, Godé Mpoyi, qui lors de son élection, avait promis une ville propre aux kinois grâce à un exécutif compétent. Cet exécutif dirigé par Gentiny Ngobila n’a pas dérogé à la règle, lors de son investiture. Droit dans ses bottes, tel le premier des cantonniers, il prêche Kinshasa la belle. Avec à la clé la possibilité, pour sévir contre tout acte d’incivisme environnemental, de créer une police environnementale.

Déjà des actes concrets 

Liant la parole à l’acte, la mairie de la ville a donc remis des bèches, houes, salopettes, bottes, gants et différents outils nécessaire aux responsables urbains des 24 communes de Kinshasa.

 Lors d’une journée porte ouverte consacrée à la sensibilisation dans sa commune, le bourgmestre de Kasa-vubu Meta autrement appelé « Climatiseur », a appelé ses administrés à « faire preuve de discipline et de responsabilité dans la gestion des ordures ménagères. Désormais  quiconque se laissera aller sera appréhendé ». Même son de cloche à Ngaba, une commune réputée réfractaire à l’ordre. Le bourgmestre de cette entité a mobilisé une fanfare et des jeunes pour lancer l’opération « Kin Bopeto », voulue par la mairie. Près de dix-sept mille dollars américains ont été nécessaire pour ce démarrage.

S’adressant à la presse lors de la clôture de la session ordinaire des législateurs provinciaux, le gouverneur de la ville  déclarait que « chaque kinois dans son coin doit ménager les efforts pour assainir son environnement. Il ne faut pas tout attendre des autorités de la ville, chacun a sa part  pour rendre les quatre coins de la ville de Kinshasa plus propres qu’avant ». « Il est temps de redorer à nouveau l’image de la ville. Pour y parvenir chacun doit apporter sa pierre de contribution à l’assainissement de la capitale. Il  faut tout d’abord commencer à assainir le milieu où chacun vit c’est-à-dire, la parcelle, les avenues, et les caniveaux qui se trouvent devant chaque  parcelle », avait insisté Gentiny. La population est appelée à cet effet à disposer des sacs emballages estampillés par l’hôtel de ville.

Pour s’assurer du bon entendement de tous les agents étatiques, le ministre provincial en charge de l’Environnement, du tourisme et de l’Aménagement, Didier Tenge te Litho avait tenu lundi à l’Hôtel de ville, une réunion à l’intention des chefs de division urbaines. Lors de cette rencontre élargie aux chefs de cellules techniques, des chefs des services des vingt-quatre communes et le directeur général de la Régie d’assainissement de la ville, sur « la salubrité à tout prix ; des meilleurs résultats en un temps record avec la collaboration et l’implication de tous ».

Vu l’urgence, les communes sont appelées à réactiver et renforcer les brigades communales de salubrité et d’assainissement et procéder à l’identification des pousse-pousseurs en leur accordant des numéros conformément à leurs adresses. Même modus vivendi pour les gestionnaires des marchés urbains qui produisent des tonnes des déchets par jour.

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