Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Finances et du Budget du Sénégal © Ministère / HA
Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Finances et du Budget du Sénégal © Ministère / HA

Les parlementaires sénégalais ont adopté à l’unanimité le deuxième projet de loi de finances rectificative 2019 du gouvernement Sall.

 

Par Daphney Gbètogbé

Pour la deuxième fois cette année, le parlement sénégalais a approuvé la loi de finances rectificative du gouvernement du Président Macky Sall. Représenté par son ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo lors du vote, ce budget rectificatif, malgré la période de l’année 2019, a été réajusté pour des projets qui ont reçu de financement complémentaire et que le gouvernement juge nécessaire de réaliser avant la fin de l’année.

Comparativement à la première loi de finances rectificative unanimement approuvée en juillet dernier, cette deuxième loi modificative a connu une hausse de 104,1 milliards de francs CFA en valeur absolue, soit 2,6% en valeur relative. Cette somme représente la subvention additionnelle accordée au secteur de l’énergie et le produit de la redevance qui provient de la gestion des autoroutes.

 « Au total, la loi de finances rectificative porte, de manière spécifique, sur une augmentation des dépenses courantes à hauteur de 13,9%, de la masse salariale, qui évoluera très légèrement de 0,1%, et des dépenses en capital sur ressources internes en baisse de 3,4% », a précisé Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Finances et du Budget.

Dans ce nouveau budget, il y aura un transfert de 125 milliards de francs CFA à la Société nationale d’électricité (SENELEC) pour faire face aux impayés de 2017 et 2018. Ces impayés, selon le ministre, résultent de la combinaison du blocage des prix de l’électricité et de l’augmentation des prix mondiaux du pétrole.

Aussi, annonce-t-on dans le nouveau budget que 75 milliards de francs CFA seront dédiés aux travaux de construction de bâtiments et travaux publics, c’est-à-dire, dans le BTP. Ce montant va être alloué aux entreprises qui exécutent les grands projets de l’Etat dans les secteurs de développement communautaire et des infrastructures, à travers notamment les programmes comme le Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers (PUMA), le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) et le Programme de modernisation des villes (PROMOVILLES).

Les députés qui sont en session budgétaire, devront également examiner le projet de la loi de finances exercice 2020 de l’Etat sénégalais. Son adoption serait prévue pour mi-décembre 2019.

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