Un pont communautaire, à double voie, reliant plusieurs quartiers périphériques de N'Djaména © Abel T. / HA
Un pont communautaire, à double voie, reliant plusieurs quartiers périphériques de N'Djaména © Abel T. / HA

Pour pallier aux problèmes récurrents d’inondation et de l’enclavement des quartiers pendant la saison des pluies, des habitants de N’Djaména, en accord avec l’administration communale, ont mis en place des comités de gestion locale. Les actions de ces comités ont déjà permis le désenclavement de plusieurs quartiers de la ville.  

 

Par Abel Nayalta Tossi

Par des initiatives participatives, des habitants des quartiers enclavés de N’Djaména, en cette saison des pluies, ont mis en place des comités de gestion pour s’ouvrir des passages afin de circuler normalement. Avec le soutien des autorités communales, plusieurs de ces quartiers sont déjà désenclavés. Les mêmes actions se poursuivront, selon le comité, pour soulager les peines des habitants des autres quartiers toujours en attente.

Le maire de la commune du 7ème arrondissement de N’Djaména, Ahmat Guemé, salue l’initiative mise en place par les habitants de sa circonscription. «Nous mettons à la disposition de ces comités de ressources humaines, des matériels, des techniciens pour leur orientation. Nous les encourageons à faire davantage pour la bonne marche de leur commune», a-t-il déclaré. Du côté des habitants bénéficiaires, le geste de la municipalité est à saluer à sa juste valeur. L’initiative a permis déjà de relier les quartiers, entre temps isolés, comme Boutalbagara, Ambatta, Atrone, Sigueté, Haragandji, entre autres.

Tout le long du canal des jardiniers, qui traverse le 5ème, 8ème et 10ème arrondissement de N’Djaména, des comités de gestion ainsi que des particuliers, en accord avec la commune, ont érigé des ouvrages de franchissement de toutes formes pour faciliter la libre circulation des personnes et des biens. La Commission pour le Développement Routier de Boutalbagara a pu, en deux ans, aménager plus de 8 kilomètres de rues en terre, facilitant la circulation des habitants de ces quartiers moyennant un prix de passage forfaitaire. Des sommes qui permettent au comité d’entretenir les voies et de payer les jeunes recrutés trimestriellement.

« La gestion des communes est d’abord l’affaire des habitants. Nous nous engagés dans une gestion participative. Il faut, pour un bon développement, impliquer les habitants dans la gestion de leur commune», justifie un conseiller municipal de la commune du 8ème arrondissement.

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