L’Etat d’urgence dans les trois provinces changera les donnes dans l’habitude des populations © alwihda info
L’Etat d’urgence dans les trois provinces changera les donnes dans l’habitude des populations © alwihda info

Le gouvernement tchadien, après consultation du bureau de l’Assemblée nationale, a décrété un Etat d’urgence dans les provinces de Sila, d’Ouaddaï et de Tibesti à compter de ce 20 août 2019.

 

Par Hassan Ahmed

En se conformant aux dispositions des articles 100 et 130 de la Constitution de la République du Tchad, le gouvernement, en conseil extraordinaire ce 19 août, a institué l’Etat d’urgence sur toute l’étendue des trois provinces pour compter du 20 août à partir de 00. Cet Etat d’urgence sera en vigueur jusqu’au 10 septembre prochain. Mais avant la prise de ce décret, l’exécutif a préalablement consulté l’Assemblée nationale qui avait agi en accord avec la législation en la matière dans le pays.

Il convient de noter les mesures importantes de cette disposition légale et législative et qui devront changer, inévitablement, l’habitude des Tchadiens. Tout au long de cette période d’alerte, les autorités militaires et administratives des trois provinces concernées sont investies à agir sous la supervision du ministre en charge de la défense nationale, de la sécurité et celle du ministre en charge de l’administration du territoire.

Ces autorités devront interdire la circulation des personnes, des véhicules et des engins à deux roues dans les lieux fixés sur décision du gouverneur de la province. Des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé seront instituées. Elles devront également interdire le séjour de tout ou partie de la province à toute personne cherchant à entraver de quelque manière que soit l’action des pouvoirs publics.

Dans l’exécution des mesures, ces autorités doivent ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacles, de débits de boissons et de lieux de réunion de toute nature à partir de 22h. Il sera procédé la fermeture des frontières avec les trois provinces, la perquisition à domiciles, de jour comme de nuit, la prise des mesures pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature, ainsi que celui des émissions radiophoniques et l’instauration du couvre-feu qui s’étend de 22 heures à 6 heures du matin dans les limites de temps légal.

Toute personne qui va enfreindre à ces mesures sera punie d’un emprisonnement d’un à trois mois sans préjudices. Cette disposition n’exclut pas le fonctionnement normal des tribunaux et cours d’appels en matière des crimes et délits dont ils sont saisis.

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