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Togo : les législatives pourraient se tenir fin novembre

 

Les élections législatives seront organisées fin novembre 2018 au Togo. C’est une date indicative que les présidents Ghanéen et Guinéen Nana Ado Akufo et Alpha Condé, les deux médiateurs de la crise politique inter togolaise désignés par la CEDEAO, Communauté Economique des états de l’Afrique de l’ouest, ont communiqué mercredi soir à Lomé au terme d’une journée de consultation, dans le cadre du dialogue politique.

 

Par Alphonse Ken LOGO

Mandatés par la conférence des chefs d’état et de gouvernement de la CEDEAO  le 14 Avril dernier lors d’un sommet extraordinaire à Lomé, Nana Ado Akufo et Alpha Condé ont pour mission de proposer une feuille de route de sortie de crise au Togo, lors du prochain sommet de l’institution communautaire.

Le communiqué final lu par le président de la commission de la CEDEAO, Jean Claude Brou ce mercredi à Lomé, indique qu’en attendant, « les préparatifs des élections restent suspendus étant entendu qu’il est souhaitable que des élections se tiennent avant fin novembre 2018 ».

Les deux parties prenantes de la crise s’entendent, selon les termes du communiqué final «que les activités du parlement actuel se poursuivent conformément à la constitution au-delà des échéances prévues ».

Entente également a été trouvée pour que tous les détenus politiques soient libérés et que les manifestations publiques puissent reprendre conformément aux textes en vigueur dans le pays et ce, sur toute l’étendue du territoire national.

Pour les autres points de préoccupations majeures (le retour à la Constitution de 1992, le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir, les réformes constitutionnelles et institutionnelles en général, la transition etc….), les médiateurs ont recueilli des propositions de la part des protagonistes. Ils promettent «les étudier sérieusement  afin d’en rendre compte» à leurs pairs lors du prochain sommet de la CEDEAO.

Les présidents Nana Ado Akufo et Alpha Condé ont reçu séparément dans un premier temps chaque partie prenante (UNIR le pari au pouvoir et la C14, une coalition de l’opposition togolaise qui demande sur fond de manifestations intenses de rue depuis 10 mois le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir) ; et dans un second temps, les deux parties, pour validation des recommandations.

Le président Alpha Condé a rassuré les acteurs en discussion « qu’ils ne sont pas venus en syndicat des chefs d‘état complaisants, ni en soutien pour tel ou tel camp, mais pour aider le Togo à trouver une solution à la crise ».

Les parties prenantes ont réaffirmé leur volonté de suivre les recommandations formulées et d’œuvrer pour une véritable sortie de crise au Togo.

Le dialogue politique ouvert le 19 février avait été suspendu fin mars sur un blocage systématique autour de la question de la candidature de Faure Gnassingbé en 2020.

Rappelons que le mandat des députés togolais ayant débuté le 20 Août 2013, date du démarrage de la session de droit, devrait prendra fin le 19 aout 2018.

La cour constitutionnelle n’avait pas attendu ce round de dialogue avant de rappeler dans un communiqué le 12 Juin 2018 que « des élections doivent avoir lieu entre le 20 juillet et le  19 Août 2018 », délai constitutionnel.

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