Les députés togolais lors de l’adoption de la loi portant code électoral ce 5 novembre 2019 © Alphonse L. / HA
Les députés togolais lors de l’adoption de la loi portant code électoral ce 5 novembre 2019 © Alphonse L. / HA

Les députés togolais ont modifié le code électoral ce mardi 5 novembre 2019 et y ont inséré le vote des Togolais de l’extérieur comme l’avait recommandé la CEDEAO.

 

Par Alphonse Ken Logo

L’Assemblée nationale togolaise a fixé mardi en plénière les conditions d’exercice du droit de vote des Togolais de l’extérieur en modifiant la loi portant code électoral. Le vote des Togolais de l’extérieur était une réclamation de l’opposition togolaise et recommandée par la feuille de route de sortie de crise de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en date du 31 Juillet 2018. Au cours du vote, les députés du groupe NET-PDP ont opté pour l’abstention.

« Nous demandons aux députés du groupe parlementaire Net – PDP de s’abstenir car répondant à la demande du peuple, le projet de loi ne donne pas le même droit à ces Togolais comme ceux du pays’ », a instruit le député Gerry Taama qui ajoute d’ailleurs que « quand on veut donner, on ne donne pas les mains fermées ». Malgré cette posture, le code a été adopté. Et pour le ministre de l’intérieur, Payadowa Boukpessi, c’est un boulevard désormais dressé pour la diaspora togolaise qui pourra participer au choix de leur Président. « Maintenant, tout est fin prêt pour la poursuite du processus électoral en vue des élections présidentielles à venir », a déclaré le ministre Boukpessi

Les modifications apportées au code électoral ont trait au type d’élections auxquels les Togolais de l’extérieur peuvent prendre part, le nombre d’électeurs potentiels minimum pour l’ouverture d’une commission électorale d’ambassade indépendante (300 inscrits au moins ayant effectivement leur carte consulaire vieille de six mois au moins), les conditions de campagne dans les pays étrangers et l’exigence de résidence dans le pays de vote avant de siéger pour le compte d’un parti politique dans un démembrement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à l’extérieur.

Le ministre de l’intérieur, représentant le gouvernement, assure des dispositions idoines qui seront prises pour la promulgation et la mise en œuvre des recommandations de ce nouveau code électoral.

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