Faible participation des électeurs lors du scrutin législatif de ce dimanche 6 octobre 2019 ©Challenges
Faible participation des électeurs lors du scrutin législatif de ce dimanche 6 octobre 2019 ©Challenges

Les élections législatives tunisiennes se sont tenues ce 6 octobre 2019. A la fermeture des bureaux de vote, on note une faible participation des électeurs.

 

Par Hassan Ahmed

La communauté internationale s’attendait à l’exploit de 2014, mais pour ce scrutin législatif, seulement 41,3% des près de sept (7) millions d’électeurs se sont rendus aux urnes pour choisir leurs candidats devant siéger à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Pour nombre d’observateurs, ce faible taux à ce troisième scrutin législatif depuis la chute du dictateur en 2011, s’expliquerait par le rejet des élites actuelles et aussi le bouleversement du calendrier électoral suite au décès du Président Béji Caïd Essebsi en juillet dernier.

Au soir de cette journée électorale et en attendant les résultats officiels par l’organe en charge de l’organisation de ce scrutin (Isie), des partis politiques revendiquent déjà la victoire. Peu avant la fermeture des bureaux de vote, le parti Qalb Tounes avait sorti un communiqué annonçant une large victoire au terme de ce scrutin. Peu après la diffusion de ce communiqué, le parti Ennahda sort et revendique la même victoire.

Le parti Qalb Tounes de Nabil Karoui, incarcéré depuis août, et son principal rival le parti d’inspiration islamiste Ennahdha ont donc tous deux assuré avoir remporté le plus grand nombre de sièges lors des législatives de ce dimanche.

Les résultats sont annoncés pour le 9 octobre prochain, mais des sondages publient déjà que le parti Ennahda arriverait en tête avec 40 sièges sur les 217, Qalb Tounes avec 35 sièges et le mouvement Karama de Seifeddine Makhlouf accrédité de 18 sièges. Les autres listes seraient en deçà de 15 sièges surtout avec la participation de plusieurs candidats indépendants. Sans doute, si les résultats de ce sondage se confirmaient, l’Assemblée nationale serait bien morcelée et la désignation du premier ministre après les élections présidentielles sera faite suite à une forte négociation.

Cet émiettement, alors que le parti arrivé en tête devra convaincre au moins 109 députés pour former un gouvernement, augure de houleuses négociations. « Les négociations prendront probablement des semaines », juge l’analyste politique Youssef Cherif au micro de nos confrères de France 24. Il a également évoqué le risque d’un nouveau scrutin si les députés ne parviennent pas à se mettre d’accord.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.