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Zambie : Le député Kopulande préconise le multilatéralisme pour le prochain accord ACP-UE

Sébastian C. Kopulande, député du Patriotic Front (PF) ©results.elections.org.zm

Les représentants des élus du parlement européen et ceux des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (Pays ACP) ont signé le 23 juin 2000 un accord dénommé l’accord de Cotonou. A un an de l’échéance de cet accord et pour le succès de la prochaine signature, le député zambien, Sébastien Kopulande invite les différents acteurs à prôner, contrairement à ce qui était en cours, le multilatéralisme.

 

Par Josaphat Finogbé

Sebastian C. Kopulande, député zambien du Front patriotique (PF) de la circonscription de Chembe, a déclaré que si l’accord post-Cotonou répondait aux besoins et aux aspirations de l’Union européenne et des pays ACP, il fallait adopter le multilatéralisme. Le multilatéralisme, suivant ses propos lors l’Assemblée parlementaire paritaire (APP),  reconnaît l’importance de l’interdépendance et de la coopération pour faire face aux défis mondiaux actuels tels que la pauvreté, le sous-développement, le changement climatique, le terrorisme et les migrations. Il fait donc le constat d’un succès peu glorieux de cet accord de Cotonou, révisé pourtant tous les 5 ans et qui arrive à terme en 2020. Pour donc la prochaine signature de cet accord, le député Kopulande a exhorté les acteurs à différents niveau à définir « un nouveau cadre global et juridiquement contraignant pour le futur partenariat ACP-UE qui s’appuie sur les réalisations antérieures et les valeurs partagées telles que l’Agenda 2030 des Nations unies ».

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Dans le rapport qu’il a présenté lors de la 53ème session de l’Assemblée parlementaire ACP et de la 37ème session de l’APP ACP-UE qui s’est tenue en mars dernier à Bucarest, en Roumanie, le député Sebastian C. Kopulande a soulevé de nombreuses questions clés, notamment la nécessité pour l’accord post-Cotonou de garantir le soutien du développement économique des pays ACP grâce à un accroissement des investissements directs étrangers (IDE); de lutter contre l’évasion et la fraude fiscale qui privent l’UE et les pays ACP des revenus considérables nécessaires au renforcement du développement socio-économique et de s’attaquer au changement climatique en tant qu’élément clé de la collaboration commune ACP-UE.

Ce rapport qui a été adopté à l’unanimité des représentants élus de chaque pays membres contribuera grandement à éclairer les négociations en cours sur l’accord post-Cotonou, qui visent à donner un nouvel élan aux relations entre l’UE et les pays ACP.

Il est à noter que l’accord signé à Cotonou en juin 2000 est entré en vigueur le 1er avril 2003. Il a pour objectif de rétablir les équilibres macro-économiques, de développer le secteur privé, d’améliorer les services sociaux, de valoriser l’intégration régionale, de promouvoir l’égalité des chances hommes-femmes, de protéger l’environnement et d’abolir de manière progressive et réciproque les entraves aux échanges commerciaux.

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