Jacob Mudenda, président de l’Assemblée nationale de Zimbabwe © The Zimbabwe Mail
Jacob Mudenda, président de l’Assemblée nationale de Zimbabwe © The Zimbabwe Mail

Le président de l’Assemblée nationale de Zimbabwe s’est prononcé sur le niveau intellectuel de ses collègues députés au sein du parlement. Face aux professionnels des médias, Jacob Mudenda a demandé que la Constitution du pays soit amendée afin de tenir compte d’un niveau intellectuel avec des qualifications minimales des futurs députés devant siéger à l’hémicycle.

 

Par Candy Nzouna

Le président Jacob Mudenda très préoccupé de la capacité intellectuelle et le niveau d’étude des parlementaires zimbabwéens. Au cours d’une réunion sur le renforcement des capacités avec le conseiller principal pour la gouvernance du Département du développement international (DFID), chef de l’équipe « Gouvernance et économie », Catherine Weiss, le président Mudenda a exprimé son désir de proposer une nouvelle constitution du pays qui pourra fixer le niveau d’étude et les qualités intellectuelles des élus du peuple.

« Ce sera mieux si les députés ont un certain niveau de qualification. Cela dit, il y en a d’autres, comme nous avons des avocats, des experts en ressources humaines, des comptables au Parlement, mais ces chiffres sont peu nombreux », a signifié Jacob Mudenda, président de l’Assemblée nationale zimbabwéenne. Pour lui, c’est parce que la loi fondamentale ne le mentionne pas. « Nous n’avons pas cela  dans nos exigences de qualification en termes de compétences professionnelles ou académiques », a-t-il ajouté.

Il y a certes des efforts à travers des ateliers d’initiation et de séminaires afin d’améliorer les compétences des députés, mais malheureusement, ce n’est qu’une poignée de députés qui s’en sortent généralement. Très exaspéré, le président Jacob Mudenda argue que ce manque d’intellectualisme entache la qualité des débats qu’on devrait mener au sein de l’hémicycle où certains manquement cruellement de compréhension.

« Les députés viennent à la Chambre à la suite d’un vote populaire et ce vote se fait par l’intermédiaire de leurs partis. En ce qui concerne les compétences, il n’existe aucune qualification académique. Ainsi, toute personne qui remporte un vote populaire peut s’adresser au parlement et représenter une circonscription puisque la constitution est restée muette là-dessus », se désole le président Mudenda dans l’ultime espoir de voir les députés procéder au toilettage de la loi fondamentale du pays en tenant de cette préoccupation.

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